Pour ou contre le ras-de-cou ?

Le ras-de-cou ou choker (en anglais) a fait son grand retour depuis quelques mois. On en voit dans toutes les boutiques de fast-fashion et sur le cou de beaucoup de stars. Emblématique des années 90, ce collier, qu'il soit en velours, en plastique, en cuir ou en strass suscite pourtant le débat.

Choker signifie "étrangler" en anglais, il s'agit d'un collier qui étrangle la femme qui le porte, pas terrible comme signification. De plus, ces bijoux ne sont pas sans rappeler les colliers de chiens, voire colliers de chiennes... Une image avilissante, que les détracteurs de ce bijou pointent du doigt.

Admettons que l'on laisse ces significations peu féministes de côté pour s'attarder à l'aspect esthétique de ces colliers.

Quand l'on pense au ras-de-cou, c'est l'image de Mathilda, héroïne du film culte Léon, qui vient à l'esprit. La jeune fille porte un choker en velours avec une breloque, typique de la mode des années 90.

Pourtant les premiers colliers ras-de-cou sont apparus il y a bien plus longtemps, à l'époque de l'Egypte ancienne où ils étaient sensés protéger, tels des amulettes. Beaucoup plus tard, Anne Boleyn, épouse d'Henri VIII, relança la tendance. On retrouvera ensuite le ras-de-cou à la fin du XVIIIe siècle, pendant la Révolution française, au XIXe siècle en Angleterre et en Autriche... et souvenez-vous du célèbre tableau de Manet "L'Olympia".

Au fil des époques, le ras-de-cou fera reviendra encore et encore, dans les années 20, puis 40, les années 70, 90 et finalement aujourd'hui.

A porter avec un décolleté, un t-shirt loose mais jamais de col rond. Si l'on approuve son côté rebelle et "fun" sur le cou des adolescentes, attention à l'effet "saucissonné" sur les cous un peu larges, il risque de tasser la silhouette. Et passé 25 ans, on oublie svp !


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